vendredi 9 décembre 2011

Quand Cuba enivre Marseille...

Attention, âme sensible s'abstenir, « Soy de Cuba » respire le sex appeal! Plus qu'une comédie musicale, cette troupe venue de Cuba nous a raconté une histoire très « caliente » d'une jeune cubaine quittant la campagne pour vivre son rêve. Cette jeune fille sans repère se fond dans l'univers de la danse, soutenu par le séduisant Dieser Serrano, chorégraphe et danseur principal du spectacle. 

Yanesty Alaya Morejon et Dieser Serrano 





Au cours du temps, la chenille devient papillon. L'amour la libère de sa timidité, comme si son corps semblait vouloir exprimer toutes les émotions enfouie en elle. Cette métamorphose n'est pas au goût de l'autre clan de danseurs. La rivalité pimente la scène qui devient un véritable ring de danse: mambo, rumba, chachacha, entrainant le public avec lui. Le célèbre compositeur cubain Rembert Eguës a mis au point un spectacle de qualité d'après l'idée du journaliste Alain Ammar. Entré en matière réussie. Tout y était: des jambes gracieuses, des tenues colorés, des muscles saillants et des portés à vous couper le souffle. Les petits tracas d'un chapeau qui tombe, ou d'un bouton qui se défait n'ont pas gâché la fête. La prestation de ces danseurs a su séduire le public de la prestigieuse nouvelle salle de 2000 places du Silo à Marseille, quasi comble. Mais le charme de cette comédie musicale a surtout opéré grâce à la surprenante Jenny Sotolongo.
La vie de la chanteuse, ressemble elle, plutôt à un film. Sa voie extraordinaire la fera remarquer auprès de Fidel Castro, qui la prendra sous son aile à l'âge de 11 ans. Elle l'accompagnera durant toutes ses visites officielles. Mais ce soir la, Jenny n'était pas la petite protégé « del comandante », mais une femme de talent qui a su embraser la foule par ses cordes vocales. La puissance et la justesse de sa voix à donner des frissons malgré la chaleur de la salle. De quoi faire pâlir les plus belles voix des chanteuses américaines.
La fin du spectacle semble se dessiner et la salle est debout sous des applaudissements appréciable, mais manquant presque d'intensité tant la prestation fut passionnée.
A la sortie, se sont les spectateurs qui ont le rythme dans la peau. Certains chantonnent un refrain, tandis que les plus courageux exercent quelques petits pas de danse.
Finalement, la seule déception de cette soirée reste ce tomber² de rideau.

Si vous voulez voir ou revoir la comédie musicale « SOY DE CUBA » sachez qu'ils se produiront à La rochelle, Orleans, Melun, Nantes, ou encore Biarritz !

Lorène Quatrevaux


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