De mystérieuses traces d'iode 131, un déchet radioactif venant d'un pays étranger encore inconnu ont été détecté en France sans toutefois présenter un risque sanitaire, a annoncé l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
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| Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire |
Les niveaux de concentration observés sont sans aucun risque pour la santé des populations déclare l'IRSN et son origine n'est pas déterminé pour le moment. Le 11 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait fait état d'iode 131 dans l'atmosphère en République-Tchèque. Le phénomène est Européen puisqu'il touche des pays voisins comme la Pologne, Autriche, Slovaquie, Allemagne. Des calculs de rétro-trajectoires sont en cours pour déterminer la provenance de cette iode. Les doses relevées pour l'instant en France sot 100 fois inférieur au taux dans l'atmosphère lors de la catastrophe de Fukushima en mars dernier. Les populations les plus proches pourraient être gravement touchées d'autant que les autorités ne trouvent pas d'explications. La commission de recherche d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIAD) s'inquiète car les autorités minimisent la situation rappelant a catastrophe de Tchernobyl en 1986. A l'époque et encore aujourd'hui, elle n'aurait eu officiellement aucune conséquence même si des membres et associations de la société civil contestent.
Cette nouvelle perturbation arrive à point nommé pour le parti Europe Ecologie Les Verts et sa volonté d'arrêt complet des centrales nucléaires, principal point de discorde avec le Parti Socialiste qui perturbe leur alliance pour les législatives de 2012. Quel va être le sort des 19 centrales en France représente près de 80 % de notre énergie totale ? Les déchets radioactifs sont principalement nucléaires, mais le nucléaire représente 100 000 emplois en France, un sacrifice que n'est pas prêt à faire François Hollande.
Le projet d'accord politique risque de s'embraser entre les deux partis. Projet signé à minima mardi soir, le candidat à la présidentiel du PS décide, sans le consentement de Cécile Duflot ni d'Eva Joly, de revenir sur sa décision sous la demande d'AREVA. Jugé dangereux par des experts, le Mox, combustible nucléaire contenant du plutonium et de l'uranium appauvri utilisé dans plusieurs centrales nucléaires devait être retiré. Problème, François Hollande est revenu sur sa décision en supprimant tout un paragraphe sur cet accord. Un document que Martine Aubry avait elle-même en partie paraphé dans l'après-midi.

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