vendredi 25 novembre 2011

Un bien triste anniversaire pour Agnès



25/11



La jeune adolescente victime de Mathieu, ce violeur présumé récidiviste par le procureur du Gard, sera enterré samedi à Paris le jour de ses 14 ans. Le lieu n’est pas encore connu, et seuls les amis, proches et parents seront les bienvenus à l’office religieux.

Les proches d'Agnès Lors de la marche blanche/© AFP
En novembre, l’histoire se suit et se ressemble pour les affaires de viols suivis de meurtres. La petite Océane 8 ans, au début du mois à Bellegarde (Gard) et Agnès 13 ans, à Chambon sur Lignon (Haute-Loire) la semaine dernière. Si la première est victime d’un adulte, père de trois enfants et apparemment sans précèdent judiciaire, la seconde elle, à subit la violence sexuelle et meurtrière  d’un adolescent de 17 ans récidiviste. Les déclarations publiques des politiques ont été nombreuses au cours de ces derniers jours à propos de cette affaire.  François Fillon à déclaré qu’il voulait faire de la récidive « une priorité », Claude Guéant lui, parle de « Dysfonctionnements » de la justice et de l’éducation national. Le jeune homme était sous contrôle judiciaire strict après le viol d’une jeune fille en Août 2010 dans le Gard. Après  4 mois en détention provisoire au quartier des mineurs du centre pénitencier du Pontet (Vaucluse), les experts psychiatriques le jugent « réinsérable ». Il devait par conséquent suivre un traitement médical, être scolarisé en internat et ne plus retourné dans le Gard. Ces conditions ont été « scrupuleusement » respectées par Mathieu, d’après le procureur de Clermont-Ferrand.

Un premier avertissement sans conséquences

Le collège-lycée Cévenol de Chambon sur Lignon, c’est dans cet établissement privé, où se côtoient des jeunes de bonne famille, en difficulté scolaire ou familiale et étrangers qu’Agnès et Mathieu se sont rencontrés. Dès la première année, l’adolescent se fait remarquer par sont comportement violent avec des jeunes filles en juin dernier. Il a fait l’objet de deux procédures disciplinaires qui se sont traduites par deux exclusions temporaires d’une semaine a souligné Luc Chatel. Un des membres de la direction de l’établissement a assuré qu’ils n’étaient pas au courant des faits reprochés à l’encontre de leur élève.

A qui la faute ?

On ne peut pas jeter la première pierre sur telle ou telle personne car dans cette affaire tout n’est pas encore éclairci. Les politiques ont encore une fois réagi et pris des mesures après un drame. C’est devenu une spécialité, bien entretenue par Nicolas Sarkozy déjà en Janvier  dans l’affaire Laëtitia à Pornic, les propositions de mesures face à la récidive fusaient. Le meurtrier présumé aurait dut normalement intégrer un Centre Educatif Fermé (CEF) dans l’attente de son jugement. Le réintégrer dans un établissement classique avait surpris plusieurs professionnels de la justice.

En début de semaine,  le garde des Sceaux, Michel Mercier, a annoncé que dorénavant, tout mineur « ayant commis un crime sexuel particulièrement grave doit être placé en centre éducatif fermé » Par ailleurs, le gouvernement prévoit la création de 20 CEF et la création de 90 emplois d’éducateurs d’ici fin 2017..

Bruno Donnangricchia



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