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Une alternative à la récidive?
Le bracelet électronique
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| Bracelet électronique ©Sipa |
Le bracelet électronique apparaît comme une des solutions au problème de la récidive sexuelle. Bien moins coûteux que l'incarcération d'après le ministère de la justice de deux à trois fois, il permettrait après la peine encourue d'être encadré et suivis, et de pouvoir intervenir en cas de non-respect des règles. Ce véritable GPS répond à des horaires strictes, mais permet une réinsertion de l'ancien détenu dans un cadre professionnel. Lionel Bounan, vice procureur de la république, était déjà favorable à la surveillance électronique ces dernières années: « Ainsi, pour les délinquants sexuels, c'est actuellement ce qu'il y a de mieux! On peut leur interdire de quitter leur logement ou d'effectuer certaines allées et venues. C'est une forme d'assignation à résidence, surveillée. » le bracelet électronique serait porté par d'anciens détenus entre 20 et 30 ans selon la gravité de l'acte réprimendé. Cependant, se pose un problème d'ordre moral. Qu'en est-il des libertés individuelles? La gauche, ainsi que certains magistrats se sont opposés à cette pratique. Faut-il considéré chaque détenu, ayant purgé sa peine, comme un récidiviste potentiel? La polémique ne semble pas se poser aux Etats-Unis. La mise en place du bracelet électronique est beaucoup plus courante.
La castration chimique
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| Pilule pour castration chimique ©Lepost.fr |
Sur la base des Etats-Unis, mais aussi dans quelques pays d'Europe comme l'Allemagne, le Danemark et la Belgique, la castration chimique pourrait ces prochaines années, être envisagée en France. Cette polémique est loin d'être nouvelle, le débat revient souvent. Ce traitement inhibiteur de la libido permet la diminution de l'appétence sexuelle due à l'administration de substances hormonales. Il permettrait de prendre le problème à la source, en supprimant cette pulsion presque animale qui pousse certains individus à devenir hors de contrôle. Encore une fois, à l'image de Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste, la gauche trouve « déplorable » et « indécente » cette pratique. En fait, la castration chimique existe déjà en France, mais il s'agit d'un traitement médicamenteux sur la base du volontariat de la prise, ou non, du produit. Le traitement peut être par conséquent arrêté au moment voulu.
Lorène Quatrevaux
20/10
Un arrêté anti-humain-dicité
74% des Marseillais se disent contre l’arrêté anti-mendicité mis en application lundi 10 octobre et visant à éradiquer toute forme d’aumône dans le centre-ville, d’après le site de la mairie de Marseille. A l’inverse, certain pensent que cet arrêté est nécessaire.
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| Des manifestants devant la mairie de Marseille ©hebdonews |
Si à Madeleine, il s’agit seulement d’une interdiction de fouiller dans les poubelles, à Marseille, le maire, Jean-Claude Gaudin, est allé jusqu’à interdire de se livrer à « toutes formes de sollicitation ou appel à la quête de nature à entraver la libre circulation des personnes ». Impossible donc désormais, pour ces sans abris, de faire appel à l’humanité présente dans chacun de nous, et qui parfois, sauve la vie de certains d’entre eux.
Responsable de l’association « Mission Sans Abris » à Marseille, cet ancien sdf, scandalisé par cet arrêté, met en garde contre un possible problème de santé publique résultant du déplacement des sans-abris du centre en périphérie. Il ne s’agit guère, d’après lui, de résoudre le problème de mendiants trop insistants, mais bien, de « nettoyer le centre-ville ». Les comportements condamnés par cet arrêté ne seraient qu’une justification pour faire « reculer la pauvreté en périphérie ».
Réel problème, fausse solution, enjeu économique ou touristique, les débats et les objections fusent face à cet arrêté qui scandalise la plupart des français, mais qui en ravi d’autres. Les restaurants le« Collins » et « Le Carnaud », sur le vieux port de Marseille, entrent dans le périmètre visé par l’arrêté anti-mendicité, qui s’étend sur la quasi-totalité du centre-ville de Marseille (Cannebière, Vieux Port, Saint-Charles, stade Vélodrome). Accoudé à son bar, le patron du « Collins » nous explique ô combien cet arrêté est « indispensable». Il serait victime, tout comme son voisin « Le Carnaud », de ces mendiants un peu trop insistants, et aurait même perdu beaucoup de clients à cause d’eux. « Il y en a énormément » affirme-t-il, « ils viennent demander de l’argent aux clients attablés et leur piquent leur téléphone ou un portefeuille. Ou alors ils s’assoient à une table et par derrière mettent les mains dans les sacs des voisins pour les voler ». Un petit enfant, qui s’accroche à la jambe du patron en rajoute : « et aussi, il y a des noirs qui viennent et qui vendent des montres », « non », lui explique le patron du bar « ça, ce sont des vendeurs à la sauvette » ; fort heureusement pour l’enfant, le patron sait encore faire la différence entre vendeurs et mendiants, mais, peut être finalement pas entre mendiants et pique pockets…
Lauryne Linsola



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