L'édito de Lorène Quatrevaux
La récidive, un pas après l'autre...
Le cas délicat de la récidive sexuelle est un véritable fléau. Le meurtre d'Agnès a laissé un goût amer. Abus de trop ou manque de vigilance, la justice se renvoie la balle pour savoir qui portera sur ses épaules ce crime sexuel particulièrement grave. Mais la France est-elle trop laxiste ? Peut-on réellement tout prévoir ? Les chiffres sur la récidive varient selon les sources mais, peu importe, tout le monde est d'accord pour dire qu'il doit atteindre zéro. Cet acte particulièrement choquant aura au moins, à première vue, le mérite de faire bouger les choses afin de mettre en place un nouveau système de prévention. Le garde des Sceaux, Michel Mercier, présentait le 23 novembre 2011 en conseil des ministres, de nouvelles mesures contre la récidive. Ses propositions reposent sur 20 % supplémentaire en prison dans un contexte de surpopulation carcérale, ainsi qu'un délais d'attente plus court pour juger les délinquants mineurs. Le garde des Sceaux prévoit aussi la création de 20 nouveaux centres éducatifs fermés et 90 éducateurs supplémentaires.
Cependant, les mots ne font pas tout. Les centres éducatifs fermés coûtent très chers et ne garantissent aucunement l'efficacité de la non récidives après la sortie du détenu. Ce dernier cas démontre aussi que le suivi psychologique n'est pas toujours fiable. On notera que le phénomène de récidive, loin d'être nouveau, a déjà fait l'objet de six lois en sept ans.
Cependant, les mots ne font pas tout. Les centres éducatifs fermés coûtent très chers et ne garantissent aucunement l'efficacité de la non récidives après la sortie du détenu. Ce dernier cas démontre aussi que le suivi psychologique n'est pas toujours fiable. On notera que le phénomène de récidive, loin d'être nouveau, a déjà fait l'objet de six lois en sept ans.
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